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Anniversaire de la bataille de Tazizaout

L’anniversaire de la bataille de Tazizaout sera célébrée le vendredi 7 septembre. Tazizaout a été le théâtre de l’une des dernières grandes batailles de résistance des imazighens des moyen et haut atlas à l’occupant et qui s’est déroulée du 20 août au 13 septembre 1932. Les documents historiques français relèvent plus de 500 martyrs et de quelques 300 arrestations parmi les résistants. Le temoignage ci-joint est édifiant à ce sujet.

Le site de Tazizaout est à cheval entre les Communes d’Aghbala, d’Imilchil et de Tounfite à près de 2800 mètres d’altitude. L’accès à ce site est difficile en raison des sentiers et chemins impraticables, des pentes très abruptes et de multiples vallées parsemées de grottes et ravins dangereux. Cet accès difficile a permis de préserver et conserver Tazizaout en son état primaire comme en témoigne les vestiges et reliques de la bataille ainsi que des crânes et des os des martyrs, des douilles et des fragments de bombes éparpillés partout.

Après une escalade de plus d’une heure à partir du fleuve d’Oughdou, les pèlerins débouchent sur le cimetière des chouhada dans un misérable état et sont envoûtés par l’ombre de la mort à tous les coins de Tazizaout. Tout autour, des abris de fortune façonnés avec des poutres de cèdre ont été construits par les pèlerins pour se protéger du froid et d’éventuelles tempêtes.

Au sommet de Tazizaout se dresse l’arbre sacré « titgalt », cèdre majestueux qui avait servi de quartier général aux moujahidines. Il a été témoin de toutes les péripéties de la guerre et atrocités commises. Selon les temoins, « titgalt », qui a reçu sa part de balles et d’éclats d’obus avait dépérit progressivement. Ce n’est qu’après l’indépendance qu’il recommença à reverdir et s’épanouir pour devenir le cèdre sacré de Tazizaout.

Les pèlerins passent deux jours à la clairière près du cimetière à prier, à lire le coran et à décanter des chants religieux ainsi qu’à se remémorer les événements de cette époque et la bravoure des résistants. Le vendredi, c’est la célébration de la journée des chouhada par un rassemblement sous le cèdre de « titgalt » pour la prière du dohr, lire le wird du vendredi et implorer Dieu le Tout Puissant pour accorder sa miséricorde aux martyrs de Tazizaout.

Les pèlerins passent la nuit suivante un peu plus en bas dans la grotte où est enterré Sidi Mohamed al Mehdi, frère de Sidi Mekki et vaillant combattant dont l’assassinat le 12 septembre avait sonné le glas de la résistance.

Il est à signaler qu’une partie des résistants avait réussi à s’échapper et à se réfugier au jbel Baddou et dont la reddition n’est intervenue qu’en 1933.

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